Le sujet I
Il s’agit de l’étude d’un texte argumentatif d’une durée de quatre (4) heures.
3.1 Choix du texte
Le sujet s’organise autour d’un texte ne dépassant pas 800 mots pour les séries générales et 700 pour les séries
technologiques et dont la thèse se discerne sans trop de difficultés.
Ce texte peut être littéraire ou non : pamphlet, texte polémique, extrait d’un éditorial ou d’un discours d’homme
politique, tout texte de presse, passage d’une préface ou d’un essai, oraisons funèbres ou plaidoyers divers…Il peut aussi relever d’un des genres littéraires : roman, nouvelle, poésie,
théâtre…ou appartenir à un des siècles (du seizième au vingtième siècle). Il doit se caractériser par la qualité de la langue et la cohérence de la pensée et présenter une unité de sens. Autant
que possible, il ne comportera pas de coupure et ne devra pas être truffé de références culturelles : philosophiques, mythologiques, historiques, littéraires…Enfin, il conviendra d’éviter
des textes qui se borneraient à exposer, expliquer, décrire.
3.2 Séries d’exercices
Le sujet comprend deux parties d’égale importance notées chacune sur dix points.
3.2.1 Questions de compréhension et d’analyse
Il s’agit de trois ou quatre questions simples, claires, précises, intelligentes et progressives dont la formulation doit
correspondre au texte argumentatif. Elles visent la compréhension globale de celui-ci.
Elles peuvent porter sur :
- l’identification du type de texte et sa
fonction ;
- la problématique (le sujet) du texte, les
buts et modalités de l’argumentation ;
- l’analyse des caractéristiques formelles
et logiques du texte (circuit argumentatif ou stratégie argumentative) ;
- le système énonciatif ou l’étude du
fonctionnement de la langue : jeu des pronoms, utilisation de la ponctuation, emploi et valeur des temps verbaux, modes de citation, procédés de
modalisation ;
- l’explication d’une ou de plusieurs
expressions pouvant faciliter la compréhension du texte ;
- le repérage, la compréhension et l’analyse
des idées et des arguments fondamentaux, le maniement de l’implicite ;
- l’analyse de l’art de persuader de
l’auteur, c’est-à-dire les moyens utilisés pour convaincre ;
- l’organisation lexicale et la structure du
texte.
Les questions seront traitées suivant l’ordre dans lequel elles sont posées ; les réponses devront être entièrement
rédigées.
3.2.2 Travail ou travaux d’écriture
Cette partie du sujet, qui s’appuie sur les questions préliminaires, est constituée d’une ou de deux questions visant, par
des consignes aussi claires que précises, à juger de l’aptitude du candidat à entrer (par écrit) dans un débat fixé par le texte fourni ; soit pour expliquer, développer, étayer, reformuler,
résumer tout ou partie du texte ; soit pour discuter, réfuter, nuancer le point de vue de l’auteur, (ou du personnage), une thèse, un argument, soit enfin pour placer le débat dans un tout
autre contexte.
Dans tous les cas, un lien étroit devra être maintenu avec le texte support.
3.3.3 Durée et coefficients
Série A,
durée : 4 heures, coefficient : 5
Série B,
durée : 4 heures, coefficient : 4
Séries C,D,E, durée : 4 heures, coefficient :
3
Séries F,G,MI, durée : 4 heures, coefficient : 4
3.3.4 Evaluation
Les candidats seront évalués sur les critères ci-après :
- les compétences de
lecture ;
- l’aptitude à dégager une
problématique
- la capacité d’organiser une argumentation
appuyée sur des exemples pertinents ;
- la maîtrise des savoirs culturels,
méthodologiques, linguistiques, littéraires, historiques, artistiques…
- l’ordre, la clarté et l’intelligibilité du
propos ;
- la justesse et la correction de
l’expression
- la cohérence de la
rédaction
Le sujet II de l’épreuve de français
2.1 : Essai de définition
Le commentaire composé constitue le deuxième des trois sujets proposés à l’épreuve écrite de français. Il permet l’expression de la sensibilité personnelle,
de la lecture, du jugement. « Il correspond le mieux à ce qui constitue toujours l’essentiel du cours de français dans les lycées : l’explication de texte ».
C’est une dissertation à partir d’un texte dont l’étude fournit les éléments du
devoir et organisée autour de deux ou trois centres d’intérêt ou axes d’étude.
Toutefois, le commentaire composé, sous le bénéfice d’une orientation appropriée, donnée par le libellé, peut confronter deux textes brefs du même auteur ou
d’auteurs différents qui traitent de thèmes voisins.
2.2 : Choix du texte
Il convient de choisir un texte en raison de sa qualité littéraire et dont la
dimension soit autant que possible de l’ordre d’une vingtaine de lignes ou de vers (ce qui n’exclut pas la forme fixe du sonnet). Un texte trop court contraindrait le commentaire à une minutie
exténuante. Trop long, il mettrait le candidat dans l’impossibilité d’accorder au style et au détail de l’expression l’attention précise que requiert la lecture d’un texte
littéraire.
Ce texte ne doit comporter aucune coupure. Une coupure en déchirerait la trame et rendrait aléatoire toute
analyse des effets littéraires.
Il doit pouvoir être compris et apprécié sans que soit nécessaire la connaissance de l’œuvre dont il est tiré.
Toutes les informations indispensables sont fournies avec le sujet : titre de l’œuvre, date de sa publication et, si besoin est, indications sur le contexte précis dans lequel le passage
prend sens.
Dans le même esprit, on évitera de proposer des textes qui, par la singularité du propos ou la bizarrerie de
l’écriture, auraient le caractère d’une énigme réservée aux seuls initiés. Le texte retenu ne doit à aucun titre déconcerter.
2.3 : Modalités de l’exercice
Le candidat est invité à rendre compte de
la lecture personnelle qu’il a faite du texte choisi, c’est-à-dire de la façon dont il découvre, ressent et comprend la qualité littéraire de texte.
Le libellé du sujet a pour fin de
faciliter les démarches du candidat. On lui suggère non un plan à suivre mais quelques points de départ pour une lecture efficace. On attire son attention sur tels caractères de la facture du
texte dont l’examen peut conduire à mieux saisir ses significations essentielles. Ces indications peuvent être exhaustives. Elles ne sont à aucun degré impératives ou contraignantes. Elles
laissent au candidat toute liberté d’orienter autrement sa lecture, de l’ordonner, de l’élargir, de l’approfondir selon le sentiment qu’il a du texte.
Pour que ce libellé remplisse sa
fonction, il convient de le rédiger avec un soin particulier. Il ne devra pas laisser croire qu’un texte littéraire ne fait que « traduire » un sens préexistant. Il pourra au contraire
suggérer (dans l’esprit des instructions en vigueur) que, dans un texte littéraire, « la facture est génératrice de sens ». C’est la raison pour laquelle une étude séparée du
« fond » et de la « forme » laisserait échapper l’essentiel. La signification est inséparable de la forme qui la constitue et qui la propose.
Il est nécessaire que le commentaire soit
composé. C’est-à-dire qu’il doit présenter, avec ordre, un bilan de lecture organisé de façon à donner force au jugement personnel qu’il prépare et qu’il justifie.
Plusieurs modes d’organisation sont
évidemment possibles. Le commentaire peut se présenter comme un compte rendu qui classe dans un ordre expressif les centres d’intérêt de la lecture. Il peut s’attacher à caractériser le texte en
allant du plus extérieur au plus intime et des observations le plus simples aux impressions les plus personnelles. Il peut reconstruire les étapes successives da la lecture et de la découverte.
Il peut encore, selon la nature du texte, s’inspirer de ses structures mêmes et de sa composition, s’organiser d’après les effets qui s’y développent.
Seule est exclue une démarche
juxtalinéaire qui devrait se succéder sans lien entre elles et sans perspective de remarques ponctuelles et discontinues. Une lecture vraie se construit et ne saurait consister en une poussière
de remarques.
2.4 : L’évaluation
L’évaluation s’attachera sans aucun
formalisme à apprécier les copies selon trois critères essentiels :
- La qualité d’une lecture
littéraire pertinente, consciente de ses démarches et précise dans ses observations ;
- L’efficacité de la
composition et la justesse d’une formulation nuancée ;
- La sensibilité et la
richesse personnelles qui s’expriment dans la réaction du candidat devant le texte.
Avertissement : en cas de commentaire comparé…
La session 2006 a proposé en
Travail d’écriture un exercice négligé par les enseignants : le résumé. Préparez-vous éventuellement à une nouvelle forme de commentaire : le commentaire comparé. Une telle épreuve est
effectivement prévue par les instructions officielles mais elle n’a encore jamais été donnée comme sujet d’examen et les enseignants ont en conséquence tendance à "oublier" cet exercice. Etant
parfaitement conscients de cette tendance, les concepteurs des sujets pourront volontairement donner un signal fort : le commentaire comparé est un type d’épreuve à part entière et les candidats,
qu’ils soient en section littéraire ou dans les autres sections, doivent être en mesure de composer sur ce genre de sujet.
Le sujet III de l’épreuve de français aux différents baccalauréats
-
Essai littéraire pour les séries générales ;
-
Dissertation d’ordre littéraire ou d’ordre général pour les filières technologiques.
3.1.1 : Essai de définition
C’est le troisième sujet de
l’épreuve de français, une argumentation sur un sujet littéraire. Comme les deux autres sujets, on demande au candidat de réfléchir et de s’exprimer à propos de ce qu’il a lu. Mais ici il s’agit
de ses lectures personnelles dans leur diversité et dans leur étendue, celles qu’il a faites pour la classe (et dont la liste présentée à l’oral contient les références) comme celles dont il a
pris lui-même l’initiative. C’est dans sa culture littéraire personnelle (et facultativement dans sa connaissance d’autres langages et d’autres arts) qu’il trouve le matériau de sa réflexion et
les exemples dont il a besoin pour étayer son exposé.
3.1.2 : Choix du
sujet
Si les sujets ont partie liée avec une question d’ordre littéraire, ils ne portent
pas cependant sur un auteur ou un programme précis.
Généralement, en dépit de leur très grande diversité, les sujets proposés tournent
autour de quelques grandes catégories : la création littéraire, la fonction de la littérature, l’œuvre littéraire, la comparaison entre les
différents genres littéraires, des sujets propres à un genre ou un thème littéraire (personnage, engagement…), la lecture, le rôle de l’écrivain…
3.1.3 : Modalités de
l’exercice
Il importe -pour que la réponse du candidat soit sincère et ne consiste pas à produire des développements tout
faits- que la question posée soit simplement et largement ouverte. Elle évitera de mettre en avant des catégories esthétiques subtiles ou complexes. Si elle part d’une citation (mais cela n’est
en aucun cas indispensable), cette citation ne doit pas être dissuasive par une formulation sibylline ou par une excessive densité.
Le sujet n’est pas une « question de cours » portant sur des auteurs,
des ouvrages, une époque, un mouvement littéraire impérativement désignés et supposés connus. Il invite explicitement à une réflexion plus modeste, qui a pour objet une expérience vraie, nourrie
de souvenirs de lecture, d’observations concrètes et précises. L’aptitude à examiner ces données, à les analyser, à établir des rapprochements et des différences, à interroger les œuvres qu’il a
lues et appréciées permet au candidat d’esquisser des vues synthétiques sur des aspects significatifs de la littérature et des genres littéraires, de présenter, en le justifiant, son sentiment
personnel.
3.1.4 : Evaluation
La composition française sur un sujet littéraire n’appelle en aucune manière une réponse unique et prédéterminée à la question posée. Excluant tout
dogmatisme, l’évaluation de l’exercice prendra pour critères :
-
la qualité et la richesse de la culture personnelle ;
-
la qualité de l’expression et l’efficacité de l’argumentation ;
-
la pertinence et la justesse de réflexion.
.2 : Dissertation
générale
3.2.1 : Essai de définition
Le sujet propose une réflexion, donc un nouvel appel au jugement du candidat sur la vie, c’est-à-dire sur les événements qui concernent tous les jours un
adolescent et ceux qui l’entourent, et sur le monde, c’est-à-dire sur les problèmes qui se posent à ses contemporains, dans son milieu, dans son pays ou ailleurs et sur les rapports des hommes
avec leurs semblables et avec les choses.
3.2.2 : Choix du sujet
Le sujet proposé est très souvent en relation avec les grands problèmes du monde contemporain : les changements, les problèmes de travail, le chômage,
les loisirs, les médias, les problèmes relatifs aux groupes humains (jeunes, vieux, immigrés, femmes…) les problèmes relatifs à la culture et à l’éducation, à l’environnement, à la
violence…
Il doit être à la portée du candidat (c’est-à-dire, sans exiger une érudition livresque ou expérience de la vie au-dessus de ses moyens) et se présenter de
façon à attirer tout de suite son attention.
Pour tout dire, il doit lui permettre de se référer à son expérience personnelle, d’analyser une situation ou un problème s’y rapportant, de montrer qu’il
est capable de s’exprimer avec clarté et correction sur des questions qu’il connaît.
3.2.3 : Modalités de l’exercice
Bien que le sujet soit d’ordre général, on demande au candidat de raisonner sur un problème précis, un fait bien déterminé. Il s’agit donc « d’éviter le
verbiage, les affirmations gratuites, l’accumulation des généralités si générales qu’elles ne sont plus que banalités ».
3.2.4 : Evaluation
A l’instar du sujet littéraire, l’évaluation de la dissertation générale doit prendre pour critère :
-
la qualité et la richesse de la culture personnelle ;
-
la qualité et l’efficacité de l’argumentation ;
-
la pertinence et la justesse de réflexion.
Remarques d’ensemble
1) Sur le
choix des sujets
Le choix des sujets destinés à cette épreuve obéit au souci primordial de mettre
les candidats en confiance. Un bon sujet ne vise ni à embarrasser, ni à surprendre. Il s’interdit la provocation ou le défi. Il doit être accessible au plus grand nombre. Les sujets les plus
simples n’ont jamais empêché l’originalité de se manifester.
2) Sur
l’évaluation
Les correcteurs seront attentifs à s’assurer dans l’évaluation de l’épreuve écrite un équilibre aussi strict que possible entre les trois sujets. L’absence
de barème pour le second et le troisième ne doit pas entraîner une raréfaction des notes dans le haut de l’échelle et leur concentration dans les zones moyennes ou basses. La cohérence
docimologique et l’équité commandent que les correcteurs ouvrent l’éventail des notes